23 janvier 2006

Pour commencer, finissons-en! ...avec les pourquoi

Voilà, j’entame donc ce blog le 23 janvier 2006, soit près de huit mois après le “non” français au référendum, et alors que ma transition vers la Belgique est déjà bien avancée. Les raisons pour lesquelles nous avons décidé de partir (je dis nous parce que je suis père de famille, pas parce que je me prends déjà pour le roi des Belges...) sont uniquement politiques, mais elles n’intéresseront pas le lecteur de ce blog, plus à la recherche d’informations pratiques.

Afin d’éviter de recommencer les sempiternels “débats” stériles, je vous livre une brève analyse de ce vote, comme ça les nonistes peuvent se défouler sur ce post et nous laisser tranquilles sur les autres...

Voilà, donc, j’y viens. Je m’en tiens à des constats pragmatiques, pas à des plans sur la comète.
Quelles étaient les promesses du “non” pendant la campagne ? J’en ai dénombré 5 importantes.
•“Il y a un plan B à Bruxelles”
Bon, est-ce la peine de commenter ? puisque personne ne semble savoir où est ce plan, je vais voir si je le trouve moi-même...
•“Toutes les gauches d’Europe vont se réveiller et nous rejoindre”
Flagrant : c’est tout juste si les jeunes socialistes français (pro non) ont été invités aux universités d’été en Espagne, et les syndicats français sont désormais ignorés au sein de la CES...
•“La gauche [française] sortira unie pour affronter la droite”
Bilan : un œuf cassé sur la tête de Fabius à la fête de l’huma...
•“Il faut voter non pour sauver les services publics”
Je ne crois pas que les services publics aient jamais été autant attaqués que sous Villepin, nommé au lendemain du référendum (autoroutes, EDF, GDF...)
•Sus au Turc !
Comme prévu, les négociations d’adhésion avec la Turquie ont commencé en octobre 2005, le non n’a rien changé.

Et puis il y a un truc étrange : en 2004, la gauche met la droite K.O. dans trois élections (cantonales, régionales, européennes), et aujourd’hui, 57% d’opinions favorables à Sarkozy.
Quel fait politique majeur est intervenu entre les deux ? Le référendum bien sûr.
C’est donc à mon avis la gauche-qui-préfère-voter-comme-Le Pen-plutôt-que-comme-Chirac qui est responsable de la future élection de Sarkozy.
Alors pour moi, qui suis de gauche, c’est un peu dur à avaler, et surtout je ne vois pas trop quoi faire : affronter le camp adverse, c’est classique, combattre son propre camp, ça demande une énergie masochiste que je n’ai pas. Je préfère retourner en Europe...

Quand j’ai pris avec ma compagne la décision de quitter le pays, nos amis nous croyaient devenus dingues.
Aujourd’hui que l’échéance de 2007 se précise, plusieurs m’ont demandé où nous en étions de notre émigration, et m’ont posé plein de questions pratiques en vue de leur propre expatriation.
J’ai donc décidé de mettre en ligne ce blog, afin de leur répondre collectivement, et de faire profiter à d’autres des informations que je glane ici et là.
Aussi, ce sera peut-être l’occasion de voir l’information discutée ou contredite, car les sons de cloches sont parfois différents...

Posté par projetmanneken à 09:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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